En route pour les Marches de l’Est

Voila une Simca 5 découvrable.

Si sa date de 1e mise en circulation demeure inconnue (récépissé de déclaration de mise en circulation), il est indéniable, au vu de l’écusson de calandre et des enjoliveurs qu’elle est, au plus, de 1938. Mon grand-père a acquis cette première auto, d’occasion, en juillet 1939. C’est le n° de chassis qui nous renseigne et nous indique que la voiture a été produite en 1937.

A la sortie de la grange. La carrosserie est globalement en bon état.

A la sortie de la grange. La carrosserie est globalement en bon état.

En novembre 2015 la Simca 5 a quitté la grange où elle était remisée depuis environ 60 ans. De la Petite Montagne jurassienne elle a accomplie un périple de plusieurs centaines de kilomètres sur une remorque en direction des Marches de l’Est.

Là-bas, le patron de l’entreprise de logistique et transport routier Bouché logistique me l’a stocké gracieusement dans un de ses entrepôts pendant six mois. Et c’est le samedi 30 avril qu’elle est montée à nouveau dans une remorque, emportée par René, garagiste spécialisé en auto de sports, de prestige  et / ou plus ou moins anciennes. Il s’occupera de la partie mécanique et, sans doute, du châssis.

Ma petite Simca 5 vient de monter dans une remorque surdimensionnée, direction le garage.

Image0003 Ma petite Simca 5 vient de monter dans une remorque surdimensionnée, direction le garage.

Publié dans : auto ancienne, blog Simca 5, Simca 5 | le 26 juin, 2016 |Pas de Commentaires »

Le moteur

Le bloc moteur avait été emmené chez SERM à Eschau. Nous sommes allés le rechercher le mardi 13 juin au matin

Voila ce qui a été fait  :

- réalésage

- pistons et soupapes neufs.     J’ai acheté un jeu de soupapes, ressorts et guides à la personne qui, en Haute Savoie, m’avait vendu le volant. Le tout était encore dans sa boite d’origine.

Boite d'origine des soupapes

Boite d’origine des soupapes

- vilbrequin rectifié

- régulage  des bielles et coussinets de paliers. Les bielles du milieu, montées à l’envers, travaillaient en désaxé.

- remplacement des bagues de pied de bielles

- usinage de bagues avec pose de joint spi

- carter de distribution rectifié par installation d’un joint spi

- volant moteur rectifié  par pose d’un joint spi

- mise en place de la nouvelle couronne du volant moteur. Elle est chauffée au chalumeau. La chaleur fait se dilater le métal, la couronne peut ainsi être posé sur le volant. En refroidissant elle se rétracte et reste bien solidaire du volant.

- sièges de soupapes rectifiés

- réassemblage du bloc moteur embiellé

 

Dans la commande passée chez 4A, nous avons reçu les pièces suivantes destinées au moteur :

JOINT DE CULASSE
JOINT DE COLLECTEUR D ECHAPPEMENT
CHAINE DE DISTRIBUTION 44 MAILLONS DOUBLES
PIGNONS DE DISTRIBUTION 34 dents & 17 dents doubles
SILENTBLOC O intérieur 12 mm O extérieur 25 mm longueur 45 mm X 49 mm
SILENTBLOC – Ø intérieur 14 mm, Ø extérieur 27 mm, longueur 25 mm X 31 mm
COURONNE DE DEMARREUR 84 dents – Ø intérieur 195 mm

L’après-midi, à l’atelier, je passe la première couche de peinture sur le bloc moteur. Lorsque je partirai vers 18h, René commencera la 2e couche.

bloc moteur en début de peinture

bloc moteur en début de peinture

1e couche passée

1e couche passée

Ce vert est la couleur d’origine du moteur. Le pot est même répertorié dans les catalogues de pièces détachées.

Voici des photos de quelques unes des pièces qui ont changées sur le moteur :

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pistons

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soupapes

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Couronne de volant moteur et pignon de distribution : les dents en sont usées partiellement

 

Publié dans : Non classé | le 24 juin, 2017 |Pas de Commentaires »

Les roues : une aventure au long cours

J’avais commandé les pneus et chambres à air chez Stroh pneus en décembre 2016 ou début janvier 2017. quelques temps après, il avait été livré. Pendant plusieurs mois, cela est resté entreposé chez eux à attendre les jantes.

Le sablage des jantes est intervenu plus tard qu’on ne le pensait à cause de l’humidité permanente qui a empêché l’opération de se dérouler pendant plusieurs semaines. Enfin, le 14 février je porte le volant, les jantes et le porte-bagages chez TSD pour la peinture en leur fournissant l’échantillon de toile de capote, en indiquant que je veux les deux derniers articles d’une couleur proche de celle de la face externe de celle-ci.  Ils tardent à faire la peinture, tant et si bien qu’un mois et demi plus tard je leur dit d’attendre un peu car je vais bientôt amener d’autres pièces à peindre de la même couleur. Vers le 20 avril j’amène le restant à peindre. Début mai, seules les jantes sont peintes. Je n’en regarde pas vraiment la couleur mais j’ai une drôle d’impression. Je les laisse chez Stroh pneus. Le montage s’avèrera  assez difficile. Il leur faudra énormément gonfler les chambres pour y parvenir, à tel point qu’ils feront éclater quatre chambres. C’est le 13 mai que je prend livraison des roues montées. Je les stocke dans le garage de René. On va avoir besoin de monter ces roues sur le châssis pour pouvoir déplacer celui-ci et faire de la place.  En fin de semaine suivante, je reviens avec l’échantillon de toile de capote et le compare avec la teinte des jantes. Celle qui a été  utilisé est celle de la face interne du tissu de capote au lieu de celle de la face externe.

Lundi 22 mai, j’emmène une jante et l’échantillon chez TSD pour leur montrer leur erreur. On s’accorde pour une repeinte sans démontage des pneus et uniquement sur la face externe des jantes. A cause d’un surcroît de travail et d’un départ pendant un long pont de l’Ascension, je ne pourrai passez chez René pour ré-emmener les 4 autres jantes chez TSD que le 31 mai. Enfin, vendredi 9 juin, la nouvelle peinture faite et sèche, j’emmène les roues chez René.

1ère peinture. On la laisse sur la face interne des jantes

1ère peinture. On la laisse sur la face interne des jantes

2e peinture plus proche de la couleur externe de la capote.

2e peinture plus proche de la couleur externe de la capote

Publié dans : auto ancienne, blog Simca 5, Non classé, Simca 5 | le 12 juin, 2017 |2 Commentaires »

La Simca 5 : éléments historiques et fiche technique

Histoire de la Simca 5

Henri Théodore Pigozzi avait saisi le premier la nécessité d’une voiture populaire accessible pour les classes moyennes françaises. Ce sera la Simca 5. Troisième auto produite par la SIMCA, c’est la première à porter le nom Simca ; elle sort trois mois avant son homologue italienne, la Fiat 500A (topolino).

Elle fut disponible en coupé, avec trois versions : Normal 10.900 F., Grand Luxe 12.750 F., Super Luxe 12.750 F. Elle fut produite également en fourgonnette et découvrable (12.950 F. cette dernière). La Fiat Topolino eut aussi droit à une production en Allemagne, chez Fiat-NSU, en Pologne chez Fiat-Polski et plus tard, en Inde.

Chasse aux tigres

de retour de la chasse aux tigres en Inde

En France, la Simca 5 fut produite à 65451 exemplaires de 1936 à 1949.

 2 femmes 1femme

Voiture développée pour être abordable, la Simca 5 aura un moteur 4 cylindres de 570 cc de 12 ch. (3 CV fiscaux), 2 places seulement, pas de pare-chocs, ni de roue de secours (à l’époque, les roues crevaient très souvent!) mais beaucoup de solutions innovantes, comme le circuit en 12 Volt, le démarreur électrique, les freins hydrauliques. Chose pas très courante elle est équipée d’un seul essuie-glace pour le chauffeur et d’un seul feu stop. Le changement de direction est signalé par des flèches lumineuses situées à l’avant des portières.

L’implantation du moteur aurait même permis de créer une « traction », mais d’autres marques s’en chargeront.

Pour promouvoir cette voiture, SIMCA va réaliser de véritables exploits d’endurance, de sobriété, de vitesse.

Sous contrôle de l’Automobile Club de France, le trajet Paris-Madrid et retour (2500 km) est effectué avec une consommation de 3,624 litres d’essence par 100 km, et, à l’épreuve du « Bidon de 5 litres », elle effectue 160,460 km à la moyenne de 55 km/h soit une consommation de 3,1 litres d’essence par 100 km. Naît alors, le slogan « un appétit d’oiseau« .

En 1937, A. Gordini réalisa deux barquettes, à carrosserie en aluminium, sur châssis renforcé de la Simca 5 et moteur vitaminé. En mai 1937, l’un de ces prototypes battit le record de l’heure en catégorie 750 cm3 à 115,532 km/h, et, en octobre, sur l’anneau de Montlhéry, une ronde de 48 heures permit de parcourir 4951,762 km, en améliorant les records des 3000 km, 2000 miles, 4000 km et 3000 miles à plus de 103 km/h. En juin 1938, les barquettes sont engagées aux 24 Heures du Mans.

Simca 5 Gordini sport de 1937

Simca 5 Gordini sport de 1937

Elles terminèrent première et deuxième de leur catégorie, et, la première remporte l’ »Indice de Performance » à 85,115 km/h de moyenne. En juin 1939, elles obtiennent le même résultat.

simca-5-gordini-1939

Simca 5 Gordini de 1939

Voiture populaire, on vit aussi la Simca 5 lors des heures sombres de la guerre. En zone occupée, face au rationnement du carburant, certaines d’entre elles furent transformées pour recevoir des moteurs électriques. A proximité de l’usine de Nanterre il y avait d’ailleurs une entreprise spécialisée dans ce genre de transformation. Avant ça, on les vit aussi sur les routes de l’exode, chargées des affaires que les français avaient emporté avec eux pour fuir l’avance allemande. Ainsi, cette fourgonnette de 1936 exposée au mémorial des civils dans la guerre, à Falaise.

 simca 5 fourgonette exode

Comme nous l’avions déjà évoqué, les Simca 5 ou autres déclinaisons de la Fiat 500 Topolino ont eu aussi comme destination d’être des véhicules militaires.

-         Pour l’armée allemande :

  armée allemande armée allemande 2 armée allamnde 3 armée allamnde 4fourgonette armée allemande

La Simca 5 : éléments historiques et fiche technique dans auto ancienne simca-5-remorquee-par-2-allemands

Soldats allemands remorquant une Simca 5 en panne

 

-         Pour la France :

Voici une Simca 5 aux armes du 98e régiment d’infanterie.

     simca 5 98 RI 98 RI

 France 1 France 2 France 3

Simca 5 FFI (Forces Françaises de l'intérieur)

Simca 5 FFI (Forces Françaises de l’intérieur)

Plus étonnant, en 1944  les résistants à l’intérieur de la poche de La Rochelle construisent clandestinement quatre engins blindés. Parmi eux, les deux automitrailleuses légères ci-dessous, les JOSEPH  CAMARET  I et II monté sur des châssis de Simca 5.         

blindés Simca 5  

La poche de La Rochelle a capitulé sans combat le 8 mai 1945 et les engins n’ont heureusement servi qu’au défilé de la victoire.

Ci-dessous une du British BMRA (Brigade Major Royal Artillery)

 BMRA

La Simca 5 n’aura eu que peu de concurrence en France, la Peugeot 201, la Renault Juva 4. En Italie, sa cousine Topolino aura eu une carrière beaucoup plus longue avec de nombreuses carrosseries et restera le symbole de la première voiture populaire.

 

Caractéristiques techniques à l’origine

MOTEUR
Quatre cylindres en ligne, longitudinal et vertical, cylindrée 570 cm3, 52 x 67 mm d’alésage course.
Bloc en fonte, culasse en aluminium. Soupapes latérales, distribution par chaîne.
Graissage sous pression; capacité carter : 2,1 litres. Vilebrequin reposant sur deux paliers régulés; pistons en aluminium.
Refroidissement par radiateur placé derrière le moteur et thermosiphon; capacité: 4,5 litres. Carburateur Solex 22 HD ;
Essence : réservoir en charge de 22 litres.
Alimentation électrique en 12 volts, allumage par batterie, bobine et Delco.
Batterie :12 volt. 36 Amp/h.
Huile : carter 2.1 litres , boite de vitesse :1 litre. Pont 0.7 litre
Démarreur électrique. Taux de compression: 6 à 1 ; couple maxi : 2,9 m/kg à 2.100 tr/min; puissance: 13 ch. &3.600 tr/min; puissance fiscale: 3 CV ; vitesse maxi : 85 km/h ; consommation: environ 5 litres aux 100 km.

TRANSMISSION
Embrayage monodisque à sec, garniture en ferodo.
Boîte de vitesses à quatre rapports – dont les deux derniers synchronisés – plus marche arrière. Arbre de transmission tubulaire à deux flectors et un manchon coulissant à l’avant. Pont arrière rigide en tôle d’acier emboutie, couple conique à taille Gleason.

CHÂSSIS-SUSPENSION
Longerons en tôle d’acier emboutie en U, fermés à l’avant et à l’arrière et consolidés par une traverse intermédiaire.
La traverse avant, de forme annulaire, sert de logement au groupe moteur boîte de vitesses et à la fixation de la suspension et du radiateur.
Quatre extensions supportent la carrosserie monobloc tout acier. Ce cadre est allégé par des rangées de perforations. Roues avant indépendantes suspendues par ressort à lames transversal supérieur et triangles articulés inférieurs.
Pont arrière suspendu par deux ressorts à lames quart elliptiques cantilever et jambes de force.
Quatre amortisseurs hydrauliques à levier. Direction à gauche, boîtier à vis et secteur.
rayon de braquage: 4,35 m.
Frein principal hydraulique agissant sur quatre tambours; frein de parking à enroulement sur la transmission.
Roues pleines en acier 15 x 25, pneumatiques 4,00 x 15, basse pression: 1,25 kg/cm2.

DIMENSIONS-POIDS
Longueur: 3,25 m ;
empattement: 2,00 m ;
largeur: 1,27 m ;
voies avant arrière: 1,11 – 1,08 m ;
hauteur: 1,37 m ; garde au sol: 14,5 cm;
poids: 540 kg.

Publié dans : auto ancienne, blog Simca 5, Simca 5 | le 1 mai, 2017 |Pas de Commentaires »

Un peu d’histoire : naissance et développement de la marque Simca

 

Rappelons d’abord que jusqu’en 1938, la Simca 5 fut produite sous licence Fiat. Un retour en arrière est nécessaire pour parler de la naissance et du développement de la marque Simca.

Agnelli, un des fondateurs de Fiat, va réorganiser son implantation en France en 1926 avec l’appui d’Enrico Teodoro Pigozzi (qui francisera par la suite ses prénoms en Henri Théodore), en créant la SAFAF, Société Anonyme Française des Automobiles Fiat, qui importe puis construira partiellement en France. Pour faire bonne figure, c’est Ernest Loste (jusque-là l’importateur de Fiat) qui en prend la présidence, mais l’homme lige d’Agnelli, c’est bien Pigozzi, qui prend le titre de Directeur Général.

Mais l’élévation des droits de douane, liée au protectionnisme des États, rend les prix d’importations non concurrentiels. Pigozzi propose de fabriquer 100% en France. Pour cela, il créé la Société Industrielle de Mécanique et de Carrosserie Automobile (SIMCA) fin 1934 et rachète la Société automobile Donnet-Zedel, dont son usine moderne de Nanterre, alors en faillite. Courant 1935, Henri Théodore Pigozzi, ex-Directeur Général de la SAFAF est nommé Directeur Général de la SIMCA.

usine Nanterre

l’usine de Nanterre

 La nouvelle marque va donc d’abord  assembler des Fiat, siglées « Simca licence Fiat ». Le premier modèle construit par la SIMCA  à partir de juillet 1934 est la 2e série de la Fiat française 6 CV F (F pour française), directement dérivée de la Fiat 508 Balila ; sa production cessera en 1937. La fabrication de la 1e série avait débuté dans l’usine de la SAFAF le 18 septembre 1932. Le 2e modèle produit par SIMCA (la production ayant déjà commencé à la SAFAF dès juin 1934) sera la Fiat française 11 CV F dont la production cessera aussi en 1937.

Petit à petit, la référence à Fiat disparaîtra malgré une parenté évidente. La marque s’impose lentement mais sûrement sur le territoire français. Les grèves de 1936 et la guerre viendront interrompre momentanément cette progression. Réquisitionnée, l’usine de Nanterre produira pour l’armée Allemande des Simca 5 destinés au front de l’Est et divers éléments mécaniques, dont des patins pour chenilles de char. Dès la libération de Paris, c’est pour les alliés que Simca va travailler. Son job ? Réparer les moteurs des Jeep. Simca aura traversé la guerre sans trop de dommage.

Henri Pigozzi

Henri Pigozzi

De plus en plus indépendant vis à vis de Fiat, Pigozzi a l’ambition de devenir un vrai constructeur. C’est avec l’Aronde que Simca gagnera ses lettres de noblesse et deviendra un « vrai constructeur français ». Sortie en 1951, elle ne ressemble pas à une Fiat : pas de doute, c’est une Simca. Pigozzi restera à la tête de l’entreprise jusqu’en 1963 où Simca est racheté par le constructeur américain Chrysler et où il est licencié. Il décédera quelques mois après, en 1964. Les modèles de la nouvelle marque, comme au début de l’histoire Simca, verront à nouveau le nom Simca accolé à celui d’un autre constructeur. En 1978, Chrysler revend sa filiale. Elle est reprise, sous la pression et avec l’aide du gouvernement,  par Peugeot. La marque au Lion fait disparaître le nom Simca au profit de celui de Talbot pour les véhicules produits à partir de 1980. La marque Talbot disparaîtra en 1986. Simca appartient désormais au patrimoine automobile.

 

Publié dans : auto ancienne, blog Simca 5, Non classé, Simca 5 | le 27 avril, 2017 |Pas de Commentaires »

Remontage du châssis, début de la peinture, commandes et autres

Souvenez-vous. La partie avant du capot avait été sablée par Eric Heinrich. Cependant les lamelles métalliques formant la grille de la calandre n’avaient été faites que légèrement au vu de leur finesse, donc de leur fragilité.  J’ai pu rentrer ce capot dans la microbilleuse et en faisant de la contorsion avec le pistolet ai ramené les lamelles complètement à nu.

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Sur ce même capot, le ressort de la pièce servant à « attacher » un des attache-capot était cassé. Il a fallu le refaire. Pour ça il a été utilisé un ressort de lanceur de moteur de bateau. Sur les deux photos ci-dessous, la pièce d’origine.

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Les deux suivantes montrent la pièce avec le ressort refait.

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Une fois ceci fait, le 11 mars j’ai mis le capot et les quatre ailes dans ma voiture pour les stocker chez moi, dans l’attente de les amener chez le carrossier-peintre.

J’ai ensuite fini de microbiller les arceaux de capote qui ne l’étaient pas encore. Nous avons ensuite repositionner ces arceaux sur la coque pour voir s’ils tombaient bien. Ce ne fut pas tout à fait le cas. René m’expliqua que vu que la coque n’était plus actuellement maintenue au châssis et calée dessus, il n’était pas étonnant que nous ayons une configuration différente.

Il a donc joué sur les arceaux directement en les courbant sur son genoux ou en les serrant dans un étau pour en modifier la forme.

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Au final, les arceaux vinrent reposer correctement là où ils le devaient mais furent trop bombés. Cette fois, c’est l’écartement entre les deux montants de la voiture qu’il modifia en mettant en œuvre le dispositif en photo ci-dessous. En actionnant la pompe, la mâchoire s’ouvre progressivement et, la cale en bois aidant, les montants de l’auto s’écartent peu à peu. Il fallu, après ça, encore « débomber » un peu les arceaux pour qu’ils s’ajustent correctement en largeur.

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Les arceaux et d’autres pièces métalliques liées à la capote ou à l’habitacle vont maintenant pouvoir partir chez le carrossier pour rejoindre les jantes et le porte-bagage emmenés le 14 février et qui, depuis, attendent la fin du lot pour recevoir la même teinte.

Si la capote est liée aux arceaux elle vient se fixer sur deux pièces de bois, à l’avant et à l’arrière. J’ai ainsi acheté ces deux pièces chez Topolino Casagrande en Suisse pour remplacer les anciens bois pleins de trous d’anciens clous et vis. Le nouveau bois avant n’est pas du tout de la bonne dimension. Nous le laissons donc de côté avant que je ne le ramène chez le vendeur lors de mon prochain passage en Suisse.

Le bois arrière convient mais rentre mal dans son logement fait d’une tôle repliée. Il faut dire que cet endroit a lui aussi été « mamaillé » comme dirait René. Ce terme du patois local signifie quelque chose qui a été « bricolé » dans un sens péjoratif. Il me fait penser à « maillé », mot du sud du Jura signifiant tordu. Je fais part de cette proximité terminologique à René qui confirme que tordu peut aussi être appliqué au bricolage – « mamaillage ».

En l’occurrence, ici la carrosserie, sur un des côtés du logement, a fait l’objet de soudures un peu grossières. Elles ont créé sur la face intérieure un éperon métallique empêchant au bois de bien se loger. Cette bosse va être retirée à la meuleuse. Le bois sera ensuite positionné mais ne parviendra pas à s’encastrer au fond du logement. Il faut donc le rentrer de force. Encore une fois les grands moyens sont employés. Coups de marteau avec cales contre le bois pour qu’il se fasse sa place dans son logement. Destiné à produire le même effet, le travail sera terminé avec des pinces spéciales qui positionneront, au fur et à mesure de leur serrage, le bois à sa place comme le montre les photos ci-dessous.

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La boulonnerie était partie au zingage fin février ou début mars. Nous l’attendions depuis pour que le châssis puisse commencer à être remonté. Le 1er avril elle est là et, lorsque je viens le 4, le châssis a commencé à reprendre forme.  On remarque par exemple très facilement la boite de vitesse.

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 Pour poursuivre le remontage du châssis, il nous manque des pièces qu’il faut remplacer. Pour celles-ci et d’autres qui viendront plus tard dans la phase de remontage, René a fait une liste avec leurs références, à partir du stock présenté sur le site de la société 4A. J’ai ensuite fait la commande par internet. Quelques références étaient temporairement épuisées, je les ai commandé chez d’autres fournisseurs (Depann’auto et Rétropièces). Il y a pour presque 3000 € de commande.

Pour les garnitures de frein qui étaient momentanément indisponibles chez 4A, nous avons, chacun de notre côté agit, René et moi. Pour ma part, j’ai fait la commande chez Depann’auto et René a donné les mâchoires de frein pour que la garniture soient fixées dessus. Au retour de cette opération, les garnitures étaient collées sur les mâchoires pour un prix vraiment exorbitant : 325 € ! Toujours, de chez Depann’auto, nous avons reçu la ligne d’échappement, l’ancienne est complètement corrodée et présente plusiseurs trous.

325

les mâchoires de frein et leurs nouvelles garnitures

ligne d'échappement

ligne d’échappement

Me reste donc les garnitures que j’avais commandé. Je les garderai en stock ou les revendrai.

En repassant chez Topolino Casagrande, en Suisse, j’ai ramené le bois avant de fixation de capote précédemment acheté. L’avoir m’a été déduit de la facture des pièces nouvellement acquises :  un élément de tôlerie pour réparation du bas de porte droite (j’avais acheté le gauche à mon premier passage), des tirants de porte en cuir et leurs fixations, une petite tôle cache d’élément d’ouverture-fermeture de la porte, un contour chromé de planche de bord.

Tôles pour réparation de bas de portières

Tôles pour réparation de bas de portières

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Tirants de portières

contour de planche de bord

contour de planche de bord

 Le bois originel de fixation de capote sur l’avant sera reproduit par l’ex-beau-frère de mon ex entraîneur d’apnée et ami, Didier Zaenger.

Bois avant de fixation de la capote

Bois avant de fixation de la capote

 

Bois avant de fixation de la capote (de profil)

Bois avant de fixation de la capote (de profil)

Nous allons chez lui samedi  17 juin avec le bois originel, l’arceau de capote qu’il reçoit et le logement métallique dans lequel le bois est inséré. Nous pensions lui laisser afin qu’il prenne le temps de le réaliser. Mais, divine surprise, il le fait sur le champ en environ une heure de temps. Du beau travail dans un morceau de frène (comme le bois d’origine). Je repars donc avec.

le nouveau bois avant de la capote superposé de l'ancien.

le nouveau bois avant de la capote superposé de l’ancien

Pendant que nous attendons le retour définitif des roues (voir dans un prochain article leur histoire au long cours), les articles commandés sont arrivés tout fin mai. La suite du remontage du châssis peut se poursuivre. Pour cette étape, ce sont surtout des pièces liées au freinage qui sont arrivées :

FLEXIBLE DE FREIN longueur 420 mm, M Ø filetage 17.2 mm / M Ø filetage 17.2 mm
FLEXIBLE DE FREIN, Long. 550 mm, Ø filetages mâles 17.2 mm
MAITRE CYLINDRE DE FREIN Ø 19 mm, Raccord Ø 10, pas 125
NÉCESSAIRE SIMPLIFIÉ de CYLINDRE DE ROUE Ø 19 mm
SOUFFLET DE MAITRE CYLINDRE DE FREIN en caoutchouc
RESSORT DE RAPPEL DE MACHOIRES DE FREIN longueur 53 mm
CACHE ROTULE DE DIRECTION caoutchouc
AXE DE TRIANGLE + BAGUES bronze
AXE DE TRIANGLE COTE ROUE O 15 mm longueur 77.5 mm + 2 bagues bronze
BAGUE DE RESSORT O intérieur 15 mm O extérieur 18.3 mm longueur 38 mm bronze
AXE DE RESSORT O 15 mm longueur lisse 61 mm acier
SILENTBLOC DE SUSPENSION caoutchouc

Dans cette même commande, nous avons réceptionné d’autres pièces aux destinations diverses :

JOINT D ETANCHEITE DE BOUCHON O 27 mm O 35 mm cuivre
JOINT DE FEUX D AILE ARRIERE caoutchouc
JOINT DE SUPPORT DE PHARE caoutchouc
RETROVISEUR INTERIEUR BRAS LONG
PORTE LAMPE SYMETRIQUE MARCHAL ou CIBIE O 42 mm
SUPPORT DE PHARE occasion aluminium
JOINTS D AXE D ESSUIE GLACE + RONDELLES + ECROUS
GOUPILLE FENDUE O 1.6 longueur 46 mm
COUVRES PEDALES OVALES caoutchouc
SANGLE largeur 40 mm longueur 640 mm cuir tressé

Samedi 3 juin, j’aide René à remettre en place le pont arrière. Comme le châssis repose sur un établi improvisé et que les suspensions ne subissent aucune contraintes, elles ne remontent pas assez pour qu’il puisse mettre les boulons partout. Certains ont pu être déjà fixé et le pont est solidaire du reste. Attendons donc les roues  pour terminer !

Les voilà : 

P1040318

le 12 juin les roues sont montées

Les articles commandés ne sont pas tous dans le colis. Il en manque encore certains. Fin juin c’est encore le cas. La durite supérieure du radiateur, coudée, est bien là, mais sa configuration n’est pas la bonne. La longueur, le coude, le diamètre ne conviennent pas. Je vais relancer la société 4A pour obtenir les pièces manquantes et le remboursement de la durite.

Lorsque je reviens au garage le 23 juin, je microbille l’intérieur de la coque de deux phares achetés. Un de ceux d’origine (celui de droite) est en très mauvais état et une soudure sur une structure déjà fragile ne serait pas viable.

les phares montés sur la voiture avant restauration

les phares montés sur la voiture avant restauration

Les deux phares que j’ai acheté. Les anciens étaient chromés. Ceux-ci le seront-ils aussi ? J’hésite entre les remettre avec le même aspect que sur cette voiture ou peints. Sur toutes les photos de Simca 5 de l’époque ou restaurés, je ne vois que des phares peints, jamais chromés.

P1040340  P1040341

Il y a un anachronisme au niveau du revêtement caoutchouc du tunnel de transmission installé dans la voiture de mon grand-père. Il n’existait pas à l’achat de la voiture, il l’a installé plus tard. c’est évident au vu du logo  Simca 5 en place sur le revêtement du tunnel, celui-ci ne fait son apparition qu’en juin 1938.

logo Simca sur tunnel de transmission

logo Simca sur tunnel de transmission

 

Nous allons bientôt marquer une pause estivale dans les travaux. René sera en congés et moi aussi. Pendant ce temps, le carrossier et le sellier feront certainement des travaux.

La remorque sur laquelle la caisse est restée dans le garage depuis la séparation d’avec le châssis à l’automne dernier a d’ailleurs été sortie de l’atelier pour pouvoir emmener la voiture chez TSD.

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Publié dans : auto ancienne, blog Simca 5, Non classé, Simca 5 | le 17 avril, 2017 |Pas de Commentaires »

En attendant la suite des opérations

Le 21 janvier, voilà déjà un certain temps que les conditions climatiques n’ont pas été au rendez-vous pour effectuer du sablage, ce qui explique que la coque, les portières, la partie avant du capot, des jantes ne sont pas encore faites. Eric Heinrich, patron d’un labo d’analyses médicales de Sarrebourg et dont j’avais les enfants au collège d’Hartzviller, est en train de sabler. Il est venu pour le faire sur une des grosses pièces de sa Traction. Le froid sec qui règne dehors vont lui faire passer l’après-midi jusqu’à la nuit tombante ainsi. Il me sablera l’élément avant du capot et plusieurs jantes. Merci à lui. Je passerais ensuite ces dernières dans la microbilleuse pour affiner et retirer la peinture dans des endroits difficiles à traiter à la sableuse. Comme toujours, phosphatage ensuite.

Je dispose de six jantes. Celle en photo ci-dessous sera finalement laissée de côté car trop abimée. Il m’en reste cinq (4 + la roue de secours) que j’amène le 14 février, en même temps que le porte bagages, chez le carrossier afin que le tout soit peint dans la couleur de la future capote.

21 janv 2017

J’ai aussi emmené peindre le volant d’origine. La voiture n’était plus équipée de celui-ci mais d’un autre plus récent. J’ai cherché pendant un certain temps cette pièce d’origine. Je l’ai trouvé finalement non loin d’Aix-les-Bains chez un passionné qui vendait aussi un ensemble chassis-moteur et d’autres pièces de Simca 5. Plus tôt dans sa vie il en avait restauré cinq. Il avait imaginé partir sur les routes avec sa femme et ses enfants, chacun au volant de sa Simca 5. Mais ceux-ci une fois devenus adultes ne furent nullement intéressés par l’auto. Il les revendit donc. Mais sa passion pour les anciennes se poursuit actuellement avec la restauration d’un véhicule bien plus imposant que ma petite Simca.

Le volant d’origine acquis comportait une fente. Une des connaissances de René me conseilla de la boucher en râpant de la bakélite (matière du volant) et en la mélangeant avec de la colle type araldite ; ce que je fis.

Volant équipant la Simca à la fin de sa 1e vie

Volant équipant la Simca à la fin de sa 1e vie

Volant Quillery (Paris)

Volant Quillery (Paris)

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Le volant d’origine

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La fissure

17 janv 2017

Encore une pièce cassée : celle qui fait la jonction entre le câble du compteur de vitesse et l’engrenage qui vient prendre dans la boite et relever la vitesse. Finalement elle ne sera pas ressoudée car une fois en place et la vis serrée elle ne peut plus bouger.

le 17 février, j’emmène chromer des dizaines de petites pièces. L’entreprise travaillant surtout pour des sociétés les délais sont très longs pour les particuliers. Ainsi,  le délai de livraison est pour le 23 juin prochain.

arrêts de portières

arrêts de portières

En attendant la suite des opérations dans auto ancienne image0011-300x225

clanche et mécanisme d’ouverture de portière

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encadrement-fleches-225x300 Simca 5 dans blog Simca 5

encadrement des logements de flèches de direction

glissière de vitres coulissantes de portières

glissière de vitres coulissantes de portières

montant vertical de vitre de portières

montant vertical de vitre de portières

mécanisme d'ouverture de vitre portières

mécanisme d’ouverture de vitre portières

système pour fermer la capote sur le haut du pare-brise

système de fermeture de la capote sur le haut du pare-brise

fixation pare-soleil

fixation du rétroviseur

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La plupart de la boulonnerie, après microbillage, est partie au zinguage. La coque de la carrosserie et les portières seront sablées chez TSD, le carrossier. Le bloc moteur est encore à Eschau. Nous sommes donc en attente pour la suite. Toutefois, il y a quand même un peu à faire. Pour moi encore quelques pièces à microbiller. Ainsi, les dernières fois, j’ai fait plusieurs arceaux de la capote et le filtre à air.

L’intérieur du filtre fut des plus inattendus puisque composé de copeaux métalliques de tour. René m’a dit que c’était plus destiné à réduire le bruit qu’à filtrer l’air, en déclarant que c’était quand même un peu n’importe quoi puisqu’il n’était pas exclu que des mini morceaux de métal puissent être entraînés par le flux d’air dans le moteur.

Intérieur du filtre à air

Intérieur du filtre à air

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Autres morceaux du filtre avant microbillage

Publié dans : auto ancienne, blog Simca 5, Non classé, Simca 5 | le 19 février, 2017 |Pas de Commentaires »

Au volant en 2017 ?

Avant de lancer le moteur et de partir au volant d’une auto restaurée, il y a encore bien à faire. Mais les premières opérations de remontage, qui devraient débuter dans quelques semaines, sont en vue. En attendant, l’heure est encore à la préparation et réparation de pièces.

Le 3 janvier 2017, je ramène le radiateur peint et au faisceau changé. Voilà donc quelque chose de neuf. 

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Avant démontage

Radiateur (faisceau refait) (2)

faisceau refait

Autres éléments neufs (que je suis allé chercher le 22 décembre chez Christophe Brunissen, le sellier) : les sièges

14 déc  D

 

René a démonté toute la boite. Il est en train de remettre en place les différents axes de pignon et leur fourchette.

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Lorsque j’avais microbillé le carter de boite, une fissure s’est révélée côté intérieur et extérieur, sans toutefois laisser place à une fente. Il a cependant été soudé aux endroits de la fissure.

17 janv 2017 (7)


On aperçoit où la soudure a été faite sur le carter de boite.

Ci-dessous la partie arrière du carter de boite. En bas à gauche, on remarque l’orifice dans lequel viendra se loger le levier de changement de vitesse qui actionne l’une ou l’autre des fourchettes. Les fourchettes commandent le déplacement de pignons situés sur l’arbre secondaire. En haut à droite de la photo, une partie du collier de serrage du frein à main (qui n’est pas là en bonne position).

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Le microbillage ou sablage met à jour ou rend plus évident certains défauts. Ainsi, le réservoir d’essence présente quelques points de micro trous traversants. Là aussi une soudure s’imposera.

 

Publié dans : auto ancienne, blog Simca 5, Simca 5 | le 22 janvier, 2017 |Pas de Commentaires »

Démontage (suite) et préparation des pièces

Nous en étions resté à la portière passager. Restait à la séparer de la coque. René à eu du mal à y parvenir car les vis n’étaient plus en face des trous, donc inaccessibles et la portière tenait encore par sa charnière du bas. Il m’a montré comment le montant  de la coque sur lequel venait s’appuyer le montant arrière de la portière avait été victime de chocs, puis plusieurs fois soudé mais assez mal. C’est finalement avec un tournevis à choquer qu’il parviendra à ramener les vis en face des trous permettant de les sortir.

Comme nous l’avions déjà vu avant démontage, le dessous de la portière est tout dentelé de trous de rouille.

La portière passager retirée

 

Démontage (suite) et préparation des pièces dans auto ancienne image0007-300x225

Le bas de la portière est en piteux état

On enlèvera ensuite les feux arrières. Les feux latéraux ont déjà été enlevé par René. Je les microbillerai un autre jour. Le démontage des attaches permettant la fermeture de la capote au dessus du pare-brise m’a déjà occupé pendant au moins deux heures, clé plate et tournevis en main, sans résultat.Je m’y remet. La clé plate est presque impossible à insérer sur l’écrou car la carrosserie revient partiellement dessus. René tente aussi, sans plus de résultats car les fentes de vis sont aussi abimées. Il va passer à des moyens radicaux. A l’aide d’une pince de couvreur zingueur extrêmement large , nous retournons la carrosserie aux endroits gênants l’accès aux écrous comme on ouvrirait une boite de sardine. C’est à la meuleuse qu’il va enlever les écrous complètement grippés et libérer ainsi les attaches capote.

P1040235                            Image0011                attaches-capote fixés sur le montant au dessus du pare-brise (la partie complémentaire est fixée sur le devant de la capote=.

René retirera aussi les parties des glissières de sièges solidaires du plancher, les phares, des éléments sous le capot comme on peut le voir ci-dessous.

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Ensuite tout va aller très vite. Mercredi 16 novembre, je microbille des pièces. René et Christophe, un jeune qui vient régulièrement à l’atelier, s’affairent sur le devant de la voiture. Je viens ensuite aider  Christophe à achever de retirer les derniers boulons qui retiennent encore l’aile avant côté conducteur. Le samedi 19 ils auront retiré l’autre aile, retiré tout le circuit électrique,les câbles du tableau de bord, du pédalier, du frein à main, tous les points d’attache reliant encore la coque au reste de la voiture. la coque est retirée de l’ensemble châssis – moteur.

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Mardi 21 novembre, j’aide René à mettre l’ensemble précédent sur le pont. Je vais commencer à enlever des goupilles,écrous et boulons sur les parties situées à chaque extrémité de l’arbre de transmission. Il vient finir le travail de façon expéditive : on ne retire plus les goupilles ni plus qu’on dévisse les écrous ; tout à la déboulonneuse ! Il démonte aussi les pièces transmettant la direction aux essieux avants. Nous sortirons ensuite l’ensemble boite – bloc moteur du châssis

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Samedi 26 novembre, je ne fais que passer. Le châssis n’est plus sur le pont, mais complètement nu et dressé debout. Plus de tambours de frein, de roues, de suspension. René me dit que le châssis aussi a fait l’objet de réparations, soudures.

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Le bloc moteur – boite sera ensuite séparé et le bloc moteur démonté. Là aussi, plusieurs problèmes parmi lesquels une bielle coulée et quelques conséquences sur le vilebrequin ; la couronne de dents du volant moteur à changer ; Le faisceau du radiateur est aussi à changer. Pour cela, je l’emmènerai à Schiltigheim chez Autos radiateurs Marcel.

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Parmi les pièces, volant moteur, embrayage, pistons et bielles, vilbrequin,, arbre à cames

Parmi les pièces, volant moteur, embrayage, pistons et bielles, vilebrequin, arbre à cames, etc.
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Intérieur du pont arrière avec le planétaire et les satellites

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Nez de pont

Ci-dessous autre vue du nez de pont (partie intégrante du pont arrière). On y remarque que la pièce était cassée et qu’elle a dû être soudée.

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 Le démontage de la voiture apporte toujours son lot de microbillage. Cette opération concerne les pièces qui, pour la plupart, seront peintes. A l’aide d’un pistolet pulvérisant de minuscules billes de verre, on décape les pièces de leur revêtement afin de ramener le métal à nu, complètement propre. Au sortir de la microbilleuse, les pièces doivent être phosphatées afin qu’elles ne rouillent pas.

 

Le réservoir que je suis en train de microbiller

Le réservoir que je suis en train de microbiller

Porte-bagages et réservoir phosphatés

Porte-bagages et réservoir phosphatés

Le porte-bagages a été déplacé et rassemblé avec d'autres pièces qui seront prêtes à être peintes

Au porte-bagages s’ajoutent d’autres pièces qui seront prêtes à être peintes

Le démontage est à peu près terminé. Le temps est maintenant occupé essentiellement à la préparation des pièces. Celles trop grandes pour rentrer dans la microbilleuse vont faire l’objet d’un sablage à l’extérieur qui donnera à peu près  le même résultat, pas tout à fait aussi fin cependant dans les recoins.

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Le 10 décembre c’est le cas des quatre ailes. René a revêtu son casque de cosmonaute avec arrivée d’air intégrée. Je viens de phosphater le châssis qui a subi le même traitement.

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Le châssis n’est cependant pas en parfait état. Une fissure à l’avant et plusieurs autres points qui sont soudés. , un autre point tordu.  C’est le 14 décembre que René fait les soudures.

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Ensuite, le châssis est calé par le pont élévateur et nous prenons des mesures pour voir si il y a des torsions et s’il doit être redressé. René me montre que le châssis est très souple (chewing-gum comme il dit) en m’expliquant pourquoi c’est fait exprès.

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Le 22 décembre, je passe rapidement à l’atelier. René me précise qu’il a emmené le bloc moteur à Eschau, à côté de Strasbourg, afin qu’il soit réalésé. De là-bas, les bielles vont partir dans les Vosges pour être aussi rectifiées.

Publié dans : auto ancienne, blog Simca 5, Simca 5 | le 28 novembre, 2016 |Pas de Commentaires »

Une contemporaine !

Il y a deux jours, j’ai assisté à l’arrivée d’une voiture au garage. : une marque americano-alsacienne ou alsaco-américaine, au choix. C’est une Matford : fruit d’un accord entre Ford et le constructeur Strasbourgeois Mathis. Ce modèle là est moins courant que la plupart puisque c’est un coupé cabriolet avec spider. Elle date de 1937 comme ma Simca 5 mais est bien plus imposante.

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Le volant de la Matford s’apparente au volant d’origine de la Simca 5
le spider ouvert

le spider ouvert

Les deux pièces rondes chromées sur l'aile arrière ? Des marchepieds pour monter dans le spider.

Les deux pièces rondes chromées sur l’aile arrière ?              Des marchepieds pour monter dans le spider.

 

Publié dans : auto ancienne, blog Simca 5, Simca 5 | le 22 octobre, 2016 |2 Commentaires »

Et si on commençait le démontage ?

L’objectif est de démonter tout ce qui est démontable sur les éléments de carrosserie, puis de séparer de la coque chacun des éléments de carrosserie (portes, ailes, éléments du capot) qui peuvent l’être. Ensuite la coque sera séparée du châssis et moteur.

Pendant que les armatures de siège sont à la peinture et avant de les ramener chez le sellier en vue de leur finition, nous commençons par retirer le pare-brise en coupant le joint et en enlevant une pièce métallique qui en fait le pourtour, l’empêchant de basculer à l’intérieur de l’habitacle.

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Le pare-brise est maintenant retiré

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la pièce métallique retenant le pare-brise par l’arrière

Nous nous attaquons ensuite à la porte droite. Je commence par retirer le boitier d’ouverture – fermeture de la porte. La clanche d’ouverture à l’extérieur me résiste. Les vis qui la retiennent se trouvent à l’intérieur d’un élément de carrosserie et sont extrêmement difficiles d’accès, sans compter qu’elles sont grippées. Un coup de WD 40 . On laisse agir et on verra. René me parle de choquer les vis quand on s’y remettra. Je passe donc à la partie vitrée de la portière. Je retire un quasi pourtour de cette partie vitrée, puis les joints, des pièces métalliques. Plus tard, René retirera la vitre coulissante (élément avant de la partie vitrée de la portière). La partie fixe de la vitre (élément arrière) semble être beaucoup plus compliqué à enlever. Elle est en effet enserrée dans une structure dont je ne comprend pas comment elle se retire.

La portière droite est maintenant sans vitres et sans mécanisme d'ouverture-fermeture

La portière droite est maintenant sans vitres et sans mécanisme d’ouverture-fermeture

Les pièces chromées que nous retirons sont rassemblées dans une boite. Lorsqu’elles seront toutes démontées, je les emmenerai faire rechromer. Les pièces peintes sont passées à la microbille puis phosphatées dans l’optique de recevoir dans le futur une nouvelle peinture.

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La capote a été aussi démontée

Les arceaux qui permettent à la capote de se plier et déplier frottaient contre les montants latéraux de la carrosserie (on voyait d’ailleurs les traces de frottement sur le revêtement, ce qui est complètement anormal). Il fallait redresser ces arceaux afin qu’ils laissent place à un futur revêtement intérieur sans frotter dessus. René a eu l’idée de le faire en prenant les arceaux des deux côtés ensemble et de provoquer leur écartement par rapport aux flancs de la voiture en utilisant une sangle à cliquet qu’il a peu à peu serré jusqu’à ce que cela soit suffisant pour créer l’espace suffisant.

Plus tard, j’enlèverais les boulons fixant l’extrémité de chaque arceau dans la carrosserie. Les clous de tapissier qui la retenait à l’arrière étaient complètement rouillés. plusieurs têtes sont venues et le reste du clou est resté à l’intérieur de la pièce de bois dans laquelle ils sont fixés.

 

Publié dans : auto ancienne, blog Simca 5, Simca 5 | le 15 octobre, 2016 |Pas de Commentaires »

Sièges avant (suite)

    Rappelez-vous ! Les sièges avaient été démontés. Il ne restait que les armatures. Le haut de chaque dossier avait été emmené au chromage. Ils sont de retour.

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Le reste des armatures a été également microbillé par René et une soudure a été nécessaire. Je les ai emmené à la peinture chez TSD carrosserie à Phalsbourg.

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Les glissières des sièges étaient fendues à l’arrière. J’avais trouvé sur internet une personne en Haute Savoie vendant différentes pièces de Simca 5. Il possédait des glissières correctes que je lui ai acheté et qu’il m’a envoyé. Je les ai microbillé et passé au phosphate (pour protéger de l’oxydation). Elles seront par la suite zinguées.

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glissières d’origine

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Clairement elles sont fendues à l’arrière à des degrés divers

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La machine à microbiller

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Une fois passé à la microbilleuse, les glissières sont comme neuves

 

 

Une fois les armatures peintes, les arceaux chromés et treillis d’assise et dossier remontés, j’ai emmené les sièges complets chez le sellier, Christophe Brunissen, à Molsheim, prêts maintenant à être regarnis. J’en ai profité pour lui amener la capote afin d’avoir un devis.

Les armatures peintes et chromées

Les armatures peintes et chromées

 

La capote retirée

La capote retirée

 

 

Publié dans : auto ancienne, Auto et Moto, blog Simca 5, Simca 5 | le 14 octobre, 2016 |Pas de Commentaires »

Construction des coffrages (suite et fin)

C’est le début des vacances et j’ai enfin du temps pour réaliser les coffrages. A l’aide des gabarits en carton, j’ai fait un premier coffrage d’essai qui m’a permis d’affiner les formes dont celles, courbes du panneau supérieur et de l’arrière du panneau vertical.

Ce qui est un peu long c’est que je n’ai pas la voiture à disposition à l’endroit où je travaille sur les coffrages. Aussi, ai-je dû faire plusieurs allers retours entre chez moi et le garage où se trouve la voiture. René, le garagiste, m’a quand même fourni un coin pour travailler quand j’étais dans la phase de sciage des morceaux de coffrage et ça a été bien pratique. En tout cas bien plus pratique que chez moi où je dois me servir de mon palier comme d’un atelier provisoire. Heureusement, ma voisine et collègue a changé d’appartement il y a quelques mois, sans ça je n’aurais pas pu utiliser le palier de cette façon.

Mon atelier provisoire de fortune installé sur le palier. Une table d'écolier en guise d'établi pour mes travaux pratiques.

Mon atelier provisoire de fortune installé sur le palier. Une table d’écolier en guise d’établi pour mes travaux pratiques !

Mes coffrages sont construits avec du contreplaqué, lisse d’un côté et avec des reliefs en forme de treillis de l’autre côté. Celui-ci sera utilisé pour l’extérieur du coffrage destiné à être recouvert ; ainsi la colle adhérera mieux sur cette face plus rugueuse. Le panneau principal, vertical, est fait dans une épaisseur de 13 mm, celui de la partie supérieure avec du 9 mm. Pour faire la courbure de la partie avant, j’utilise de l’isorel. René m’a conseillé de le cintrer en l’humidifiant à plusieurs reprises ; c’est une bonne technique.

Cintrage de l'isorel sur le coffrage d'essai

Pendant que l’isorel prend la forme désirée, je réalise les coffrages en vissant les deux parties ensemble, après avoir installés des renforts similaires à ceux d’origine. J’ai pré-percé les trous, percé légèrement les matériaux pour recevoir les têtes de vis, limé pour un bon ajustage des éléments.

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Coffrage droit : panneau vertical

 

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pré-perçage du panneau horizontal.

 

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assemblage des deux panneaux

 

 

Panneau vertical gauche en cours de réalisation

Panneau vertical gauche en cours de réalisation

 

Les coffrages - passage de roues sont terminés et s'insèrent maintenant bien à leur place. Il a fallu encore limer un peu celui de gauche pour fignoler le positionnement.

 Les coffrages – passage de roues sont maintenant terminés et s’insèrent bien à leur place. Il a fallu encore limer un peu celui de gauche pour fignoler le positionnement. Il ne restera plus qu’à y additionner un revêtement.

Publié dans : auto ancienne, Auto et Moto, blog Simca 5, Simca 5 | le 17 juillet, 2016 |Pas de Commentaires »

Coffrages accoudoirs – passages de roues arrières

Les coffrages de passage de roues sont aussi en très mauvais état, le matériau de récupération utilisé étant très fragile, et leur revêtement complètement défraîchi, voire absent ; il est donc nécessaire d’en faire de nouveaux.

Pour cela, je fais d’abord des gabarits en carton que j’ajuste plus ou moins sur les anciens coffrages. Je les affine ensuite directement dans la voiture. Ils vont me servir pour la découpe des vrais coffrages.

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Une fois les coffrages retirés, voici l’arrière de la voiture. A droite, la trappe d’accès à la batterie.

Une fois les coffrages retirés, voici l’arrière de la voiture. A droite, la trappe d’accès à la batterie.

Les sièges avant

La quasi totalité de la restauration sera faite par des professionnels car je n’ai ni le temps, ni les locaux, ni l’équipement, ni la technicité pour la faire moi-même. Cependant, je ferais une ou deux petites choses.

Pour commencer, j’ai retiré les sièges et passages de roues arrières. Les sièges sont en bien mauvais état et je les emmène donc chez un sellier.P1020825 P1020826

Celui-ci a mis l’armature à nu. Avant qu’il ne refasse le rembourrage et qu’il ne les couvre, je reprends les armatures afin de retirer la partie supérieure que je vais refaire chromer. Auparavant, les barres transversales de la partie haute des sièges que j’ai retirées doivent être ressoudées.

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Ci-dessus, on voit les tirettes d’avance et de recul des sièges. A l’extrémité se visse des boutons-boule en bakélite. Il n’en restait qu’un ; j’ai pris les mesures, ai trouvé un fournisseur sur internet et en ai commandé.

Une fois les extrémités supérieures des dossiers passées à la microbille et les barres transversales ressoudées, je les emmène au chromage. Hélas l’entreprise sera bientôt en vacances et le délai de livraison est repoussé à fin septembre.

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Publié dans : auto ancienne, blog Simca 5, Simca 5 | le 26 juin, 2016 |Pas de Commentaires »

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